DPE : QUAND UNE ERREUR PEUT SE RETOURNER CONTRE LE VENDEUR

Quand on commande un DPE, on a tendance à penser que tout repose sur le diagnostiqueur : il vient, il mesure, il classe le logement, et le vendeur n’a qu’à transmettre le résultat. C’est en partie vrai, mais pas totalement. Le vendeur a lui aussi un rôle à jouer, et une part de responsabilité qu’on oublie souvent. Un DPE erroné peut, dans certains cas, se retourner contre lui.

Voici pourquoi, et comment l’éviter très simplement.

Un DPE, c’est un travail à deux

Le diagnostiqueur apporte sa méthode, ses relevés et son logiciel de calcul. Mais une partie des données qui alimentent ce calcul vient du vendeur : l’année de construction, les travaux réalisés, le type d’isolation posée, le mode de chauffage.

Une précision utile, car la confusion est tenace : pour un logement, vos factures d’énergie n’entrent plus dans le calcul. Depuis la réforme de 2021, le DPE d’un logement repose uniquement sur les caractéristiques du bâti, selon une méthode conventionnelle identique pour tous. Les factures ne servent qu’en tertiaire, où elles restent l’une des bases du calcul.

Ces informations ne sont pas des détails. La période de construction, par exemple, conditionne la façon dont le logiciel estime l’isolation d’un logement. Une date fausse, et c’est tout le calcul qui se décale.

Missionner un opérateur, ce n’est donc pas seulement lui ouvrir la porte. C’est aussi lui dire ce que l’on sait du bien, et relire le rapport une fois qu’il est établi, pour vérifier qu’il colle à la réalité.

Ce qui peut mal tourner : un cas concret

Prenons une situation que l’on rencontre en pratique. Un vendeur commande un DPE sans donner de précisions particulières sur son bien. L’opérateur, faute d’information contraire, retient une période de construction, et classe le logement en C.

Après la vente, l’acheteur trouve ses consommations bien plus élevées qu’annoncé. Il fait réaliser un second DPE, qui rétrograde le logement en D. Expertise, puis procédure. On découvre alors que la période de construction retenue était fausse : le bien était plus ancien, ce qui a faussé l’estimation de l’isolation, et donc le classement.

La question qui se pose alors est simple : à qui la faute ? À l’opérateur, qui a retenu la mauvaise date ? Ou au vendeur, qui connaissait l’âge réel de son bien et n’a pas signalé l’erreur en recevant le rapport ? Dans ce type d’affaire, la responsabilité peut être partagée : le vendeur qui savait, et n’a rien dit, peut se voir imputer une partie du préjudice.

Le message est clair : le vendeur n’est pas un simple spectateur. S’il détient une information et ne la transmet pas, ou s’il laisse passer une erreur évidente sans réagir, il prend un risque.

Pourquoi c’est particulièrement sensible aujourd’hui

Ce point mérite d’être connu, car depuis le 1er juillet 2021, le DPE est devenu opposable. Concrètement, il n’a plus une simple valeur d’information : l’acheteur peut se retourner contre le vendeur (et, selon les cas, contre le diagnostiqueur) s’il estime avoir été induit en erreur par un DPE incorrect.

Un mauvais classement énergétique n’est donc plus sans conséquence. Il peut peser sur le prix, sur les obligations de travaux à venir, et devenir le point de départ d’un litige. D’où l’intérêt, pour le vendeur, de ne pas traiter le DPE comme une formalité.

⚠️ Section à vérifier avec l’équipe avant publication : confirmer la formulation sur l’opposabilité du DPE et l’étendue exacte de la responsabilité du vendeur, pour rester précis sur le plan réglementaire.

Ce que le vendeur peut faire, très simplement

La bonne nouvelle, c’est que se protéger ne demande presque rien. Deux réflexes suffisent.

Transmettre ce que l’on sait. Année de construction, travaux d’isolation, changement de chaudière ou de fenêtres : tout ce qui aide l’opérateur à calculer juste. Attention, il ne s’agit pas de vos factures d’énergie, mais des justificatifs de vos équipements et de vos travaux : facture d’artisan, descriptif de chantier, attestation, photo prise pendant les travaux. Ce sont eux qui permettent souvent d’améliorer le classement plutôt que de le pénaliser, car ils prouvent des travaux que l’opérateur ne pourrait pas deviner autrement. Sans preuve, la méthode impose de retenir une valeur par défaut, volontairement prudente.

Relire le rapport. À réception du DPE, prenez cinq minutes pour vérifier que les informations correspondent à ce que vous savez de votre bien : la bonne période de construction, les bons équipements, la bonne surface. Si quelque chose vous semble faux, signalez-le à l’opérateur avant de transmettre le document à l’acheteur. C’est le meilleur moment pour corriger, et c’est aussi la preuve de votre bonne foi.

Nous intervenons sur Paris et 20 km autour

Nous réalisons des DPE à Paris et dans toute sa proche banlieue, dans un rayon d’environ 20 km. Notre zone de prédilection couvre l’ouest parisien : Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Meudon, Clamart, Sèvres, Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret, Courbevoie, Puteaux, Rueil-Malmaison, Versailles, Saint-Cloud, Montrouge… Nous intervenons également sur la rive est, à Vincennes, Montreuil ou Nogent-sur-Marne.

Pourquoi choisir l’Agence Canopée ?

Un DPE juste, c’est d’abord un DPE bien renseigné. C’est pour cela que nous prenons le temps d’échanger avec vous en amont, de vous demander les bons justificatifs et de vous expliquer ce qui entre dans le calcul. Un classement énergétique n’est pas une sentence : c’est le reflet des informations disponibles, et mieux vaut qu’elles soient complètes.

Forts de plus de 10 ans d’expérience, nous vous accompagnons pour que votre diagnostic soit fiable, défendable, et sans mauvaise surprise après la vente.

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