Un diagnostic souvent perçu comme inquiétant, mais rarement alarmant
Recevoir un diagnostic gaz peut parfois faire peur : les termes employés sont techniques, les anomalies sont numérotées, et certaines mentions peuvent sembler graves. Pourtant, rares sont les diagnostics gaz sans aucune remarque et la plupart ne présentent pas de danger immédiat.
Le diagnostic gaz ne vise pas à vérifier la conformité aux normes des installateurs (comme le ferait un professionnel du gaz), mais à évaluer la sécurité d’une installation existante selon la norme NF P45-500. Autrement dit : le rôle du diagnostiqueur est d’identifier les points pouvant présenter un risque pour la sécurité des occupants, pas de sanctionner une installation ancienne.
Au sein de l’Agence Canopée, nous rencontrons chaque semaine des propriétaires surpris par le nombre d’anomalies notées, mais rassurés lorsqu’ils comprennent que beaucoup relèvent du simple entretien ou de l’usure naturelle.
Pourquoi y a-t-il presque toujours des anomalies ?
La plupart des installations de gaz ont été réalisées il y a plusieurs dizaines d’années. Les règles de sécurité et les matériaux ont beaucoup évolué depuis : tuyauteries, flexibles, systèmes de coupure, aérations, etc. Ainsi, un logement ancien peut fonctionner parfaitement sans pour autant répondre aux standards actuels de sécurité. Le diagnostic a simplement pour but de vous informer et de prévenir les risques d’incident.
Comment sont classées les anomalies ?
Chaque remarque du diagnostic gaz est classée selon trois niveaux de gravité, définis par la norme NF P45-500 :
Code | Gravité | Signification |
A1 | Mineure | À surveiller : pas de danger immédiat |
A2 | Importante | Travaux à prévoir, mais sans coupure de gaz |
DGI | Danger Grave et Immédiat | Coupure immédiate de l’alimentation (partielle ou totale) jusqu’à suppression du risque |
Dans la majorité des cas, les anomalies sont de type A1 ou A2. Seule une DGI (Danger Grave et Immédiat) impose une coupure du gaz par précaution. Ces situations sont rares et souvent dues à une fuite détectée, une absence de ventilation ou un appareil vétuste mal raccordé.
Les anomalies les plus fréquentes (et leur signification)
1. Un tuyau de gaz souple périmé ou endommagé
C’est l’une des anomalies les plus fréquentes. Les tubes souples (anciens modèles en caoutchouc fixés par colliers) sont désormais interdits lorsqu’une installation est alimentée par une tuyauterie fixe. Ils doivent être remplacés par un tuyau flexible adapté :
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un TFEM (tuyau flexible à embouts mécaniques) à durée de vie illimitée, ou
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un tuyau flexible caoutchouc avec date limite d’utilisation selon le modèle.
Exemple : un tuyau fissuré ou expiré peut laisser s’échapper du gaz en très faible quantité, détectable à l’odeur.
Solution : remplacer le tuyau par un modèle neuf et adapté au type de gaz (butane, propane, gaz naturel). C’est une intervention simple et peu coûteuse (quelques dizaines d’euros).
2. Une tuyauterie corrodée ou en plomb
Les anciennes installations peuvent comporter des sections en acier corrodé ou en plomb. Le plomb, notamment, est aujourd’hui fortement encadré et interdit pour les installations utilisant du GPL (butane ou propane).
Exemple : une corrosion visible sur un tuyau rigide indique un risque de fragilité ou de microfuite à long terme.
Solution : faire remplacer le tronçon concerné par un professionnel qualifié. Le coût dépend de la longueur à changer, mais reste raisonnable sur une petite section.
3. Une ventilation absente ou obstruée
Une bonne ventilation est indispensable au bon fonctionnement des appareils à gaz.
Exemple : un chauffe-eau installé dans une cuisine sans aération suffisante peut manquer d’oxygène et produire du monoxyde de carbone, un gaz inodore mais dangereux.
Solution : déboucher les grilles existantes (peu onéreux) ou faire créer une ouverture si nécessaire (ce qui peut être bien plus couteux et même nécessiter l’accord de la copropriété le cas échéant).
4. Un appareil non conforme ou mal raccordé
Certains appareils (plaques de cuisson, chaudières, chauffe-eau) ne sont pas toujours raccordés de manière conforme ou adaptés au type de gaz distribué.
Exemple : un appareil prévu pour du butane branché sur une arrivée de gaz naturel peut mal brûler et dégager du monoxyde de carbone.
Solution : faire adapter les injecteurs ou changer le tuyau de raccordement. Ces ajustements sont rapides et abordables.
5. Un robinet sans about démontable ou organe de coupure
Chaque appareil à gaz doit pouvoir être isolé individuellement pour permettre une intervention ou une maintenance sans couper tout le réseau.
Exemple : un robinet ancien sans “about démontable” empêche le remplacement du flexible en toute sécurité.
Solution : faire installer un robinet moderne (avec about ou vanne intégrée). C’est une petite intervention, souvent facturée moins de 100 €.
Faut-il faire des travaux avant de vendre ou louer ?
Avant une vente : Vous pouvez vendre un bien même s’il présente des anomalies gaz, y compris de type A2. Vous devez simplement fournir le diagnostic à jour (moins de 3 ans). L’acquéreur achète en toute connaissance de cause.
Avant une location : Le logement doit être sûr pour les occupants. En présence d’un DGI, le propriétaire doit faire lever le danger avant de remettre le gaz en service. Pour les autres anomalies, la location reste possible, mais il est recommandé de planifier une mise en sécurité progressive.
Dans les deux cas, l’objectif du diagnostic n’est pas d’imposer des travaux, mais de vous informer clairement sur la sécurité de votre installation.
Un diagnostic pour informer, pas pour sanctionner
Au sein de l’Agence Canopée, nous veillons à rendre chaque rapport clair, compréhensible et utile. Nos techniciens certifiés prennent le temps d’expliquer les observations relevées, leur niveau de gravité, et les solutions simples pour y remédier si besoin.
Basée à Boulogne-Billancourt, l’Agence Canopée intervient sur tout le 92 (Issy-les-Moulineaux, Clamart, Meudon, Sèvres, Vanves, Montrouge…) mais aussi sur Paris et les alentours pour réaliser vos diagnostics immobiliers. Si vous souhaitez faire réaliser votre diagnostic gaz ou comprendre ses conclusions, demandez votre devis de diagnostics dès maintenant, ou contactez nous !