Diagnostic gaz : qu’est-ce qu’un danger grave et immédiat (DGI) ?

Lors d’un diagnostic gaz, la plupart des anomalies relevées sont sans gravité immédiate : elles sont consignées au rapport, à corriger sans urgence particulière. Mais il existe un cas à part, celui où le diagnostiqueur interrompt lui-même l’alimentation d’un appareil ou de l’installation avant de quitter les lieux : le DGI, pour Danger Grave et Immédiat.

C’est une situation impressionnante pour l’occupant, souvent vécue comme brutale. Elle est pourtant strictement encadrée, et elle existe pour une seule raison : éviter un accident.

Les trois niveaux d’anomalies du diagnostic gaz

Le diagnostic gaz, obligatoire pour la vente ou la location d’un logement dont l’installation a plus de 15 ans, classe les anomalies en trois niveaux (arrêté du 6 avril 2007) :

  • A1 : anomalie à prendre en compte lors d’une intervention ultérieure, sans caractère d’urgence. Exemple : un robinet de coupure inaccessible.
  • A2 : anomalie à corriger dans les meilleurs délais. Exemple : un défaut de ventilation de la pièce où se trouve un appareil.
  • DGI : dysfonctionnement qui met en danger les personnes à brève échéance. Là, on ne consigne pas pour plus tard : on agit immédiatement.

Parmi les causes typiques de DGI : une fuite de gaz détectée, un dégagement de monoxyde de carbone, un conduit de raccordement absent ou défaillant, ou encore un robinet d’appareil non conforme, comme les anciens abouts porte-caoutchouc qui équipaient les cuisinières il y a quelques décennies.

Ce qui se passe concrètement le jour du diagnostic

En cas de DGI, notre technicien applique une procédure précise, prévue par la réglementation :

1. Il met en sécurité l’installation : l’alimentation en gaz est interrompue, en totalité ou uniquement sur l’appareil ou le tronçon en cause, selon la nature du danger.

2. Il condamne l’élément concerné et y appose un scellé avec une étiquette signalant l’interdiction de remise en service.

3. Il vous informe clairement, vous explique l’anomalie constatée et vous remet les consignes : en aucun cas l’alimentation ne doit être rétablie avant réparation.

4. Il signale la situation au distributeur de gaz, avec un numéro de dossier qui figure sur le rapport et permet le suivi de l’anomalie.

Ce n’est ni une sanction ni un excès de zèle : face à une fuite ou à un risque de monoxyde de carbone, personne, pas même vous, ne doit passer une nuit de plus avec l’installation en l’état. Le monoxyde de carbone est inodore et invisible, et reste la première cause de mortalité par intoxication en France, avec chaque année plusieurs milliers de personnes exposées selon Santé publique France.

Comment lever un DGI ?

La levée du DGI suit un chemin simple :

1. Faire intervenir un professionnel du gaz (plombier-chauffagiste qualifié) pour réparer ou remplacer l’élément en cause.

2. Faire constater la remise en conformité : lors d’une nouvelle visite, le technicien vérifie la réparation et établit l’attestation de levée du danger.

3. Transmettre ce justificatif dans les délais : sans preuve de remise aux normes dans un délai de 3 mois, le distributeur peut couper l’alimentation en gaz du logement.

Dans la grande majorité des cas, la réparation est simple et rapide : remplacer un flexible périmé, un robinet non conforme ou un tronçon de conduit se règle en une intervention.

Vendeur, bailleur : ce qu’un DGI implique

Pour une vente, le rapport mentionnant un DGI informe l’acquéreur ; la réparation peut être faite par le vendeur ou négociée dans la transaction. Pour une location en revanche, pas d’ambiguïté : un logement ne peut pas être mis en location avec une installation frappée d’un DGI. La remise aux normes s’impose avant l’arrivée du locataire.

Rappelons enfin le fond de l’affaire : le diagnostic gaz n’est pas un contrôle de conformité aux normes des installations neuves, c’est un contrôle de sécurité. Un DGI ne dit pas que votre logement est « hors norme », il dit qu’un élément précis présente un danger réel, identifié, et réparable.

Nous intervenons sur Paris et 20 km autour

Nous réalisons les diagnostics gaz à Paris et dans tout l’ouest parisien : Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Meudon, Clamart, Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret, Courbevoie, Puteaux, Rueil-Malmaison, Versailles, Montrouge… Nous intervenons également sur la rive est, à Vincennes, Montreuil ou Nogent-sur-Marne.

Pourquoi choisir l’Agence Canopée ?

Un DGI se gère autant sur le plan technique que sur le plan humain. Nos techniciens prennent le temps de vous montrer l’anomalie, de vous expliquer pourquoi la procédure s’impose et comment la lever au plus vite. Et lors de la contre-visite, nous vérifions la réparation et établissons l’attestation nécessaire à la remise en service.

Pour votre diagnostic gaz, demandez votre devis ou contactez-nous directement.

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